Dans le dossier public du 20 janvier 1996, le signalement d’une silhouette accroupie par trois femmes sous une forte pluie constitue l’élément central, mais il s’agit d’une seule observation partagée. L’identification par l’armée de Mudinho est plausible au regard de son comportement connu, de la météo et de la brièveté effrayante de la scène, bien que les femmes l’aient rejetée et que certains détails, dont les yeux rouges et les crêtes, restent en tension. Le récit élargi de capture militaire, d’examen hospitalier et d’infection anormale d’un soldat est bien plus faible : il dépend de rumeurs, témoignages anonymes et liens rétrospectifs entre activités ordinaires. Les archives officielles et l’enquête militaire nient systématiquement une récupération ; les éléments médicaux attribuent la mort du soldat à une infection bactérienne ordinaire. Aucun élément physique ou documentaire ne prouve un être non humain.
Signalement des trois femmes
Liliane et Valquíria Silva et Kátia Xavier signalèrent une silhouette accroupie sous une forte pluie. Leurs récits forment une observation commune de courte durée et sous mauvaise visibilité, qui suscita rapidement l’intérêt des médias et des chercheurs. L’existence et la cohérence de leurs déclarations sont établies.
Enquête militaire et identification de Mudinho
L’armée brésilienne mena un Inquérito Policial Militar et conclut à une méprise sans récupération. Elle identifia Mudinho, connu pour s’accroupir près des murs, dont l’apparence mouillée et sale sous la pluie pouvait correspondre à la brève observation. Les femmes rejetèrent cette identification ; les yeux rouges et crêtes demeurent des écarts. La conclusion officielle est établie, mais l’exhaustivité des pièces sous-jacentes reste ouverte.
Récits de récupération et affirmations médicales
Des récits ultérieurs réunirent véhicules militaires, activité hospitalière et observation en une séquence de récupération. Ces liens reposent surtout sur des rumeurs et des témoignages anonymes postérieurs. Les archives expliquent les véhicules par une activité ordinaire. Le dossier médical attribue la mort de Marco Eli Chereze à une infection bactérienne documentée ; aucun agent pathogène anormal n’est établi.
Comparaison des principales explications
Méprise avec Mudinho ou une personne locale semblable Son comportement près des murs, la forte pluie, la brièveté de l’observation, l’enquête et la description initiale du « diable » soutiennent cette explication. Les femmes affirmaient connaître les habitants, et les yeux rouges, crêtes et odeur ne correspondent pas manifestement. Elle demeure la principale explication prosaïque.
Méprise avec un animal Une fourrure mouillée peut paraître huileuse, les yeux refléter le rouge et un animal s’accroupir près d’un mur. Les témoins décrivirent cependant un corps humanoïde et aucun animal précis ne fut récupéré. Possibilité partielle, moins favorisée par l’enquête.
Convergence de rumeurs et activité officielle ordinaire Les véhicules, l’hôpital et la silhouette étaient initialement distincts ; médias et témoignages anonymes les réunirent. Le secret ordinaire nourrit les soupçons. Cette explication rend bien compte de la couche de récupération sans résoudre l’observation initiale.
Créature non humaine récupérée par l’armée Le signalement commun et les rumeurs ultérieures soutiennent l’histoire revendiquée. L’absence de photographie, échantillon, document de transport ou confirmation médicale nominative, et la conclusion de l’enquête, la laissent sans élément authentifié.
Le dossier établit le signalement d’une silhouette accroupie par trois femmes sous une forte pluie, une enquête militaire concluant à une méprise sans récupération et l’attribution médicale de la mort d’un soldat à une infection bactérienne ordinaire. Le récit de récupération ne repose sur aucun élément authentifié. Tout progrès dépend de pièces supplémentaires de l’enquête permettant d’examiner les écarts résiduels avec l’identification de Mudinho.