Vue d’ensemble
En mars 1978, des dossiers jusqu’alors inaccessibles liés au Project Second Storey furent mis à la disposition d’une consultation externe par le ministère de la Défense nationale. L’événement est parfois décrit plus largement comme le Canada « publiant ses dossiers UFO », mais les éléments conservés appuient un récit plus étroit et plus intéressant.
Le Canada n’ouvrit pas une archive nationale complète d’UFO en 1978. Le gouvernement n’arrêta pas non plus de recueillir des signalements d’UFO cette année-là. L’ouverture exposa plutôt un ensemble plus ancien de dossiers du Conseil de recherches pour la défense qui étaient demeurés hors du principal fichier de signalement d’UFO du Conseil national de recherches, même après le transfert de la responsabilité des signalements fédéraux d’UFO au NRC à la fin des années 1960.
Les éléments contemporains les plus solides de l’ouverture de mars 1978 proviennent d’une correspondance conservée dans des dossiers gouvernementaux canadiens ultérieurs sur les UFO. Le chercheur d’Ottawa Arthur Bray, qui tentait de retracer du matériau manquant du Project Second Storey, écrivit en 1979 que le ministère de la Défense nationale avait communiqué les dossiers en mars 1978 et qu’il y avait trouvé au moins 89 signalements d’UFO qui n’avaient jamais été transférés au NRC. La même correspondance consigne son inquiétude que des signalements impliquant la Gendarmerie royale du Canada n’avaient pas tous été mis à disposition. Correspondance fédérale canadienne sur les UFO — matériau d’Arthur Bray
Cela n’établit pas que le matériau retenu contenait des éléments extraordinaires. Cela établit quelque chose de plus prosaïque, mais historiquement important : les dossiers canadiens d’UFO étaient fragmentés entre institutions, et même des responsables et des chercheurs qui croyaient à l’existence d’un fichier fédéral central pouvaient découvrir que du matériau pertinent demeurait ailleurs.
Cette interprétation est appuyée par des travaux historiques ultérieurs et par le Sky Canada Project du gouvernement du Canada en 2025. Le Bureau du conseiller scientifique en chef conclut que le traitement fédéral canadien des signalements d’UFO/UAP avait changé à plusieurs reprises d’organisation, souvent sans coordination cohérente. Il retraça la responsabilité du ministère des Transports et du ministère de la Défense nationale jusqu’au Conseil national de recherches, puis finalement à Bibliothèque et Archives Canada. Bureau du conseiller scientifique en chef — rapport final Sky Canada
L’événement de 1978 se comprend donc le mieux comme un jalon d’accès aux archives au sein d’une histoire administrative beaucoup plus longue, et non comme une déclassification nationale unique.
L’événement d’accès aux dossiers de 1978
Portée de l’événement
La description actuelle par Bibliothèque et Archives Canada de la collection fédérale d’UFO aide à clarifier la chronologie.
Les archives contiennent des dossiers provenant principalement du ministère de la Défense nationale, du ministère des Transports, du Conseil national de recherches et de la Gendarmerie royale du Canada. LAC indique que les documents furent accumulés de 1947 jusqu’au début des années 1980 et qu’environ 9 500 documents ont été numérisés. La collection plus large dont discute le Sky Canada Project représente environ 15 000 pages. Bibliothèque et Archives Canada — Canada's UFOs: The Search for the Unknown
Les dossiers ne furent pas tous communiqués ensemble.
Une partie du matériau de Project Magnet et de Project Second Storey avait déjà été déclassifiée à l’occasion du transfert de la responsabilité fédérale du signalement d’UFO au NRC à la fin des années 1960. D’autre matériau demeura sous la garde ministérielle. Des dossiers furent ensuite ouverts par l’accès archivistique, des demandes directes de chercheurs et des procédures ultérieures d’accès à l’information. La vaste collection en ligne consultable, familière aujourd’hui, fut créée bien plus tard.
Le rapport Sky Canada de 2025 fournit le récit officiel actuel le plus large. Il indique que la responsabilité du signalement d’UFO fut transférée au NRC en 1967, en même temps que la déclassification du matériau de Project Second Storey et de Project Magnet. Le NRC continua ensuite de recueillir des signalements jusqu’en 1995, lorsque la fonction prit fin et que le matériau connexe fut transféré à ce qui est aujourd’hui Bibliothèque et Archives Canada. Rapport final Sky Canada
Cela paraît d’abord incompatible avec l’affirmation selon laquelle les dossiers de Project Second Storey furent « communiqués » en mars 1978. La différence porte sur la déclassification formelle, le transfert et l’accès public effectif.
Un dossier peut ne plus porter sa classification de sécurité d’origine tout en demeurant difficile à localiser ou à consulter pour un chercheur extérieur. Les fonds ministériels peuvent aussi contenir des copies, des pièces jointes ou des signalements d’observation qui n’ont jamais été incorporés à la collection détenue par un autre organisme.
L’épisode de 1978 paraît avoir porté précisément sur ce problème.
Project Second Storey
Project Second Storey fut créé par le Conseil de recherches pour la défense du Canada en 1952, durant le début de la guerre froide et la première grande vague nord-américaine de signalements de « soucoupes volantes ».
Le comité était présidé par l’astronome Peter Millman et comprenait des représentants d’organisations militaires et gouvernementales canadiennes. Son objet n’était pas de faire fonctionner un vaste programme d’enquête de terrain comparable à l’image publique ultérieure du Project Blue Book de l’U.S. Air Force. Il examina plutôt la manière dont le Canada devait répondre aux signalements d’UFO, passa en revue les implications de sécurité et scientifiques, et élabora des procédures de collecte d’information.
L’historique Sky Canada du gouvernement du Canada indique que le comité tint six réunions entre 1952 et 1954. Il élabora un formulaire de signalement normalisé, mais ne mena pas d’enquêtes systématiques sur des observations individuelles. Sa position finale fut que les signalements ne paraissaient pas représenter une menace pour la sécurité et ne justifiaient pas une enquête scientifique majeure. Rapport final Sky Canada
Un point de vue extérieur contemporain vient de l’étude UFO de l’University of Colorado dirigée par Edward Condon. Le chercheur Roy Craig visita Millman à Ottawa en juin 1968 et consigna que Project Second Storey avait examiné si une enquête gouvernementale de grande envergure était justifiée et s’était prononcé contre. Craig indiqua aussi que, dès 1968, la responsabilité de tenir le fichier central était passée au NRC et que le fichier était ouvert à la consultation publique, sous réserve de la protection de l’identité des témoins. Rapport Condon — UFO Study Programs in Foreign Countries
Cela importe, parce que cela démontre que certains dossiers canadiens d’UFO étaient déjà accessibles bien avant 1978. L’ouverture ultérieure de matériau supplémentaire de Second Storey ne créa donc pas l’accès public à partir de rien. Elle révéla que les dossiers jusqu’alors traités comme le fichier central étaient incomplets.
Project Magnet
Second Storey fonctionnait aux côtés de Project Magnet, le projet canadien d’UFO le plus connu, lancé par l’ingénieur du ministère des Transports Wilbert B. Smith. Les deux programmes étaient liés, mais ne doivent pas être confondus.
Project Magnet reflétait l’intérêt personnel et technique de Smith pour la question de savoir si les UFO pouvaient être associés à des principes géomagnétiques ou électromagnétiques. Le projet comprenait un travail expérimental et l’établissement d’une station d’observation à Shirley’s Bay, près d’Ottawa. Smith en vint à croire que les UFO étaient extraterrestres, mais cette croyance ne fut pas adoptée comme conclusion officielle du gouvernement canadien.
Project Second Storey, par contraste, était un comité interministériel du Conseil de recherches pour la défense chargé de la position plus large du gouvernement sur les soucoupes volantes signalées. La distinction importe pour le récit archivistique, parce que le matériau relatif aux deux efforts fut réparti entre différents ministères et collections ultérieures.
Le catalogue actuel des communications d’accès à l’information de LAC recense encore des dossiers historiques distincts intitulés Sightings of unidentified aerial objects – "Project Second Storey" couvrant 1952-1953 et 1953-1969, aux côtés d’autres dossiers de Project Magnet et de recherche pour la défense. Bibliothèque et Archives Canada — dossier de communication A-2024-05959
Cette structure archivistique ultérieure renforce la leçon de base de l’épisode de 1978 : la responsabilité gouvernementale pouvait être transférée sans que chaque document pertinent la suive proprement.
Transfert au Conseil national de recherches
À la fin des années 1960, le gouvernement du Canada s’était largement retiré de l’enquête active sur les UFO.
Le Sky Canada Project indique que, sur la recommandation du ministre de la Défense nationale, la responsabilité de superviser les signalements fut transférée au Conseil national de recherches en 1967. Le NRC devint alors la destination fédérale principale des signalements reçus du public, des municipalités et d’autres organisations fédérales.
Millman demeura central dans ce processus.
Dans les fonctions de météores et d’astronomie du NRC, les signalements furent versés dans ce qui devint connu comme les dossiers Non-Meteoric Sightings. Le terme reflétait une distinction administrative plutôt qu’une interprétation extraordinaire : les observations jugées sans rapport avec les météores pouvaient être conservées pour référence et, lorsque c’était possible, assorties d’explications astronomiques ou atmosphériques conventionnelles.
L’étude Condon décrivit ce système en 1968. Craig écrivit que le NRC tenait le fichier central, menait relativement peu d’enquêtes de terrain et se concentrait surtout sur la conservation des signalements parvenant au gouvernement. Rapport Condon
Le système qui en résulta n’était centralisé que dans un sens limité.
Le NRC était censé être le dépôt principal, mais les détachements de la RCMP, les unités militaires, les bureaux de Transports Canada et d’autres ministères pouvaient continuer à produire leurs propres dossiers. Le fait que chaque signalement historique fût copié dans le fichier du NRC dépendait des pratiques de l’organisation d’origine et de l’efficacité de la communication interministérielle.
En 1978, Arthur Bray en découvrait les conséquences pratiques.
La recherche documentaire d’Arthur Bray
Bray était un chercheur canadien sur les UFO, étroitement associé à la conservation des papiers de Wilbert Smith et à la recherche de dossiers gouvernementaux concernant les premiers programmes canadiens d’UFO.
Ses archives personnelles sont aujourd’hui conservées à l’Université d’Ottawa. L’instrument de recherche contient à la fois un dossier Project Magnet et un dossier Project Second Storey couvrant du matériau des années 1950 jusqu’à la période des recherches ultérieures de Bray. Archives de l’Université d’Ottawa — fonds Arthur Bray
La correspondance de Bray montre que, dès le milieu des années 1970, il tentait de déterminer si les fonds publics du NRC représentaient le dossier fédéral complet. Ce n’était pas le cas.
Dans une correspondance ultérieure à la RCMP, conservée parmi les dossiers gouvernementaux canadiens d’UFO communiqués, Bray écrivit qu’on lui avait dit, entre 1974 et 1977, que le ministère de la Défense nationale ne détenait pas d’autres signalements d’observation pertinents. Il indiqua avoir établi, à la fin de 1977, que des dossiers supplémentaires de Project Second Storey étaient en fait détenus par la Direction de l’histoire du DND. Selon Bray, ceux-ci furent ouverts à la consultation en mars 1978. Correspondance de Bray dans les dossiers fédéraux canadiens d’UFO
Ces éléments doivent être caractérisés correctement. Il s’agit de correspondance contemporaine d’un chercheur conservée dans des dossiers gouvernementaux, et non d’un communiqué de presse du DND localisé de façon indépendante proclamant une communication nationale de dossiers UFO. Cela en fait un élément précieux pour l’histoire de l’accès, tout en limitant la précision avec laquelle l’événement peut être reconstitué. Bray décrivait ce qu’il avait lui-même localisé et consulté. Son chiffre d’au moins 89 signalements est donc un élément sur le matériau qu’il trouva, plutôt qu’un décompte certifié par le gouvernement de chaque dossier de la communication.
Les 89 signalements
L’affirmation la plus importante de Bray n’était pas que 89 UFO extraordinaires avaient été confirmés. C’était qu’au moins 89 signalements d’observation, dans le matériau de Second Storey nouvellement accessible, n’avaient apparemment pas été transférés dans la collection centrale du NRC. Cette distinction change le sens de l’épisode. Un écart entre deux dossiers gouvernementaux ne nous dit pas ce qui causa les observations. Il nous dit quelque chose sur la fiabilité du système administratif utilisé pour les conserver. Une base de données centrale n’est utile à l’analyse que si les chercheurs savent ce qu’elle contient et ce qu’elle omet.
Si des signalements plus anciens de la défense demeuraient dans un dossier de la Direction de l’histoire tandis que le NRC croyait, ou laissait entendre, que le matériau antérieur avait été transféré, alors une analyse statistique fondée uniquement sur la collection du NRC sous-compterait le dossier historique de signalement.
Bray lui-même argua que même un nombre comparativement petit de signalements manquants pouvait importer s’ils contenaient des catégories rares, telles que des observations radar-visuelles. Son raisonnement est méthodologiquement solide en principe.
L’exhaustivité d’un ensemble de données ne se mesure pas seulement en pourcentage. Perdre un signalement ordinaire de lumière parmi des milliers peut n’avoir que peu d’effet analytique. Perdre l’un des rares cas radar-visuels bien documentés pourrait modifier de façon matérielle une analyse de cette catégorie rare.
Ce que la correspondance conservée n’établit pas, c’est que les 89 signalements aient tous été des cas de haute qualité ou qu’ils aient collectivement appuyé une explication extraordinaire. Leur importance première était archivistique.
Dossiers de la RCMP et accès public
La correspondance de Bray consigne aussi que tous les dossiers connexes ne lui furent pas ouverts.
Il écrivit que le DND l’avait informé que des signalements impliquant du personnel de la RCMP ou des dossiers de la RCMP ne pouvaient alors être ouverts sans la permission de la Gendarmerie. Il s’adressa ensuite directement à la RCMP, arguant que des signalements demeuraient dispersés entre organismes. Correspondance fédérale canadienne sur les UFO
Cela se prête parfois à une interprétation dramatique : si des signalements d’UFO liés à la RCMP furent retenus, c’est peut-être qu’ils contenaient les éléments les plus sensibles. Les dossiers eux-mêmes ne l’établissent pas.
Les dossiers de police peuvent contenir des renseignements personnels, des identités de témoins, des détails d’enquête et du matériau régi par des règles distinctes de communication. Le fait qu’un ministère n’ait pas voulu ou n’ait pas pu ouvrir le matériau d’un autre organisme sans permission n’est donc pas en soi suspect.
En même temps, la restriction importait pour la recherche. Elle signifiait que les « dossiers canadiens d’UFO accessibles au public » ne pouvaient honnêtement être traités, à ce moment, comme un ensemble de données national complet. L’événement montre comment la garde juridique, les règles de protection de la vie privée et les frontières bureaucratiques peuvent produire des archives incomplètes, sans exiger un complot centralisé pour cacher une explication particulière. Cette forme plus prosaïque de fragmentation peut néanmoins avoir des conséquences importantes pour la recherche historique.
Limites archivistiques et poursuite de la collecte
Déclassification et exhaustivité
Le Sky Canada Project indique que Project Second Storey et Project Magnet furent déclassifiés dans le cadre du transfert de responsabilité au NRC à la fin des années 1960. Pourtant, un programme déclassifié peut encore laisser des dossiers inaccessibles, non transférés, difficiles à localiser ou soumis à des restrictions de vie privée et d’archives sans rapport. Cette distinction est centrale pour comprendre 1978. Une description simple du Canada communiquant davantage de dossiers UFO peut laisser entendre une initiative nationale délibérée de transparence, dans laquelle le gouvernement aurait choisi un lot de dossiers et les aurait publiés. Les éléments conservés pointent vers quelque chose de moins ordonné.
Un chercheur civil retraca des dossiers qui n’avaient pas suivi le parcours archivistique attendu. Le DND permit alors la consultation externe d’au moins une partie d’entre eux. La découverte révéla des lacunes dans la collection du NRC et conduisit à de nouveaux efforts pour localiser des dossiers supplémentaires.
Ce fut une transparence obtenue en partie par la persévérance d’un chercheur, et non seulement par une décision gouvernementale de communiquer de façon proactive tout ce qu’il détenait. Cela ne diminue pas l’importance de l’ouverture. Cela rend le mécanisme historique plus exact.
Signalement après 1978
Une autre raison de ne pas présenter l’événement comme le point culminant de l’histoire des dossiers canadiens d’UFO est que le signalement fédéral se poursuivit pendant de nombreuses années ensuite.
Le NRC demeura le service fédéral principal de réception des signalements d’UFO jusqu’en 1995. Le rapport Sky Canada indique que l’information continua d’arriver du public, des municipalités, de la RCMP, du DND et d’autres sources. Millman et, plus tard, le personnel du NRC fournirent souvent des explications conventionnelles lorsque c’était possible, tout en conservant de nombreux signalements dans les dossiers Non-Meteoric Sightings. Rapport final Sky Canada
La base de données consultable de Bibliothèque et Archives Canada contient un grand nombre de documents créés après mars 1978.
De fait, l’année 1978 elle-même produisit de nombreux dossiers. La base historique de LAC comprend du matériau relatif à Barrie, Chilliwack, Athabasca, CFB Borden, Calgary, Clarenville et de nombreux autres lieux durant cette année. Bibliothèque et Archives Canada — dossiers canadiens d’UFO
La communication archivistique et le système de signalement fonctionnaient donc simultanément. Le gouvernement pouvait ouvrir d’anciens dossiers tout en continuant d’en recevoir de nouveaux.
Clarenville
L’un des signalements d’UAP les plus connus du Canada se produisit plus tard en 1978 près de Clarenville, Terre-Neuve.
Le Sky Canada Project identifie l’incident du 26 octobre parmi les cas historiques les plus saillants du pays. Plusieurs témoins, dont un gendarme de la RCMP, signalèrent un objet de forme ovale au-dessus du port ; aucun élément matériel ne fut récupéré. Rapport final Sky Canada
La base historique de LAC contient plusieurs dossiers de Clarenville datés d’octobre 1978, illustrant comment des signalements pouvaient entrer dans le système documentaire fédéral la même année où du matériau plus ancien de Second Storey était ouvert. Base d’archives UFO de Bibliothèque et Archives Canada — notices de Clarenville
Le cas n’est pas la preuve que la communication archivistique de 1978 causa davantage de signalements, et il ne doit pas être intégré à Project Second Storey lui-même. Sa pertinence est institutionnelle.
Il démontre que 1978 ne fut pas un moment où le Canada clôtura le sujet des UFO et se contenta de communiquer des dossiers historiques. Des signalements courants continuaient d’être recueillis tandis que des chercheurs reconstituaient simultanément les archives plus anciennes.
Ce que contiennent les dossiers
La collection moderne de LAC est souvent décrite simplement comme les « dossiers UFO du Canada ». Cette étiquette est commode, mais peut occulter la variété des éléments qu’elle contient.
Le portail gouvernemental actuel indique que la collection contient de la correspondance, des rapports, des mémorandums et des documents de procédure. Certains dossiers concernent des observations individuelles ; d’autres, des formulaires de signalement, la politique administrative ou de la correspondance sur le sujet. Environ la moitié n’indiquent pas de lieu d’observation précis. Bibliothèque et Archives Canada — Canada's UFOs: The Search for the Unknown
La collection ne doit donc pas être comptée comme si chaque page représentait un événement d’UFO indépendant. Une observation peut produire plusieurs documents. Une lettre d’un témoin peut engendrer un rapport de police, un mémorandum de transmission, une réponse du NRC et une correspondance ultérieure. Inversement, une brève observation peut ne survivre que sous une seule forme. Cela importe lorsque des affirmations numériques sont avancées sur le dossier historique canadien des UFO.
L’historien Matthew Hayes, dont la recherche doctorale examina environ 15 000 pages de matériau canadien, estima que la documentation gouvernementale comprenait des milliers d’observations distinctes, mais décrivit le système comme fragmenté et seulement lâchement coordonné. Matthew Hayes — A History of Canada's UFO Investigation, 1950-1995, Trent University
La différence entre documents et cas est donc essentielle.
Le système canadien
Les comparaisons avec les États-Unis sont utiles, mais peuvent devenir trompeuses. L’U.S. Air Force mena des projets nommés tels que SIGN, GRUDGE et BLUE BOOK, avec une chaîne organisationnelle identifiable pour recueillir et évaluer les signalements. Le système canadien était plus dispersé.
Project Magnet et Project Second Storey furent de courte durée. Après leur fin, des signalements continuèrent d’arriver par la RCMP, l’armée, Transports Canada et d’autres ministères. Le NRC devint finalement le dépôt central principal, mais il ne fonctionna pas comme un grand bureau d’enquête doté d’équipes de terrain dédiées.
L’étude Condon de 1968 décrivit le système canadien comme un système dans lequel relativement peu d’enquêtes de terrain étaient menées et où l’accent principal portait sur la tenue du fichier central de signalement. Rapport Condon L’examen Sky Canada de 2025 parvint à une conclusion semblable dans une perspective historique plus longue. Il décrivit l’histoire fédérale canadienne des UAP comme impliquant des responsabilités changeantes, des périodes d’intérêt limité et une coordination incohérente entre ministères. Rapport final Sky Canada La découverte de dossiers supplémentaires en 1978 s’inscrit dans ce modèle de façon particulièrement nette.
Interprétation et héritage
L’affirmation d’une dissimulation
L’existence de dossiers hors du fichier central du NRC peut raisonnablement être décrite comme une défaillance archivistique ou comme l’indice d’une mauvaise coordination interministérielle. La décrire comme la preuve d’une dissimulation extraordinaire d’UFO va plus loin que ce que les documents conservés appuient. Plusieurs explications peuvent produire un transfert incomplet : des organismes distincts conservent leurs propres copies ; les dossiers de police restent soumis à des règles d’accès séparées ; les dossiers historiques sont déposés dans des dépôts différents ; d’anciens systèmes de classement emploient une terminologie différente ; et la responsabilité peut changer sans que chaque dossier antérieur soit identifié. La recherche historique de Hayes soutient que la documentation canadienne sur les UFO était répartie entre plusieurs organismes et archives, et que les ministères communiquaient souvent mal sur le sujet. Trent University — thèse de Hayes
Cette explication est cohérente avec l’épisode de 1978. Elle n’exclut pas la possibilité que des dossiers individuels aient été intentionnellement retenus pour des raisons de sécurité, de vie privée ou d’autres motifs. Les dossiers gouvernementaux comportent couramment des restrictions de ce type. Ce qui n’a pas été démontré à partir de la communication elle-même, c’est que les dossiers manquants aient été retenus spécifiquement parce qu’ils établissaient une origine extraordinaire des UFO. Le contenu doit être évalué indépendamment du fait que l’accès ait un jour été restreint.
Les conclusions du Project Second Storey
Ouvrir les dossiers permit aussi de mieux distinguer le projet historique de la mythologie qui s’accumula ensuite autour de lui. Second Storey n’était pas un programme canadien de récupération d’épaves.
L’examen Sky Canada actuel le caractérise comme un comité du Conseil de recherches pour la défense conçu pour examiner les signalements de soucoupes volantes et élaborer une position gouvernementale. Il travailla sur les procédures de signalement et examina si le phénomène justifiait une attention militaire continue. Rapport final Sky Canada
Le projet recommanda finalement de ne pas mener une enquête militaire majeure. Cette conclusion ne doit pas non plus être surestimée dans la direction opposée.
Dire que le comité ne trouva aucune raison d’une vaste enquête n’équivaut pas à démontrer que chaque signalement fut expliqué. Des organismes gouvernementaux peuvent décider qu’un sujet ne mérite pas de ressources supplémentaires, même lorsque des cas individuels demeurent non identifiés.
L’importance probatoire des archives de Second Storey consiste en partie à montrer comment les responsables raisonnaient sur le problème, et non seulement à compter des observations non résolues.
Les archives actuelles
La situation publique s’est considérablement améliorée depuis la recherche de Bray.
Bibliothèque et Archives Canada fournit désormais un portail de recherche en ligne dédié. Sa page actuelle indique qu’environ 9 500 documents sont numérisés et consultables dans quatre grands groupes de documents fédéraux. Bibliothèque et Archives Canada
Le Sky Canada Project de 2025 estime la collection gouvernementale plus large à plus de 15 000 pages et indique que le matériau est accessible au public par LAC, avec un vaste sous-ensemble numérisé disponible en ligne. Rapport final Sky Canada
Le portail moderne de communication d’accès à l’information de LAC montre aussi que des dossiers historiques continuent d’être traités. Une demande de 2024 communiqua des centaines de pages associées à Project Second Storey, à Project Magnet et à des dossiers connexes de défense, certaines intégralement et d’autres partiellement. Dossier de communication LAC A-2024-05959
C’est un rappel utile que la transparence archivistique n’est pas un événement binaire. Un dossier peut passer par plusieurs étapes : classifié, déclassifié, transféré, disponible pour consultation sur place, partiellement communiqué en vertu du droit d’accès, numérisé et finalement indexé en ligne. L’événement de 1978 représente une étape de ce processus.
La fin de la collecte du NRC
Le système historique de signalement persista jusqu’en 1995. Selon Sky Canada, le NRC cessa alors de recueillir des signalements d’UFO, et son matériau connexe fut transféré dans le système archivistique national. Rapport final Sky Canada C’est sans doute une date de transfert archivistique plus importante que 1978 si la question est de savoir quand la collection fédérale canadienne d’UFO entra dans sa phase archivistique moderne. La portée de 1978 est différente. Elle démontra, tandis que le programme de signalement était encore actif, que les chercheurs ne pouvaient pas présumer que le NRC détenait le dossier historique complet. Cette découverte préfigura la complexité que des historiens ultérieurs rencontreraient en reconstituant la politique canadienne sur les UFO.
Sky Canada
Près d’un demi-siècle plus tard, le Bureau du conseiller scientifique en chef parvint à une conclusion étonnamment familière.
Le Sky Canada Project constata que les signalements contemporains d’UAP au Canada continuent d’entrer dans plusieurs organisations selon leurs mandats ordinaires. Transports Canada peut recevoir des signalements aéronautiques, l’Aviation royale canadienne et le DND peuvent recevoir de l’information aérospatiale, les organisations de police peuvent recevoir des appels de sécurité publique, et des groupes civils tiennent leurs propres bases de données.
Le rapport conclut que le Canada manque encore d’un système unique, cohérent et normalisé de signalement public des UAP et de suivi. Rapport final Sky Canada Le parallèle avec 1978 n’est pas exact. Les systèmes d’information modernes, la législation d’accès et les bases de données aéronautiques sont très différents de l’environnement de dossiers papier des années 1950 et 1970. Le problème structurel est semblable : l’information peut être répartie selon le mandat organisationnel plutôt que recueillie selon la question de recherche que des enquêteurs ultérieurs souhaitent poser. Cela rend la communication de 1978 historiquement pertinente pour la politique contemporaine sur les UAP.
Importance historique
L’ouverture en 1978 de matériau supplémentaire de Project Second Storey est importante, parce qu’elle illustre la différence entre savoir gouvernemental et systèmes d’archives gouvernementaux. Le débat public imagine souvent une seule archive gouvernementale dans laquelle chaque signalement d’UFO pertinent serait stocké de façon centrale et délibérément classifié ou déclassifié par une seule autorité. Le dossier historique canadien montre quelque chose de beaucoup moins ordonné.
Différents ministères reçurent des signalements pour des raisons différentes. Les dossiers restèrent auprès de leurs organisations d’origine. La responsabilité passa des organismes de défense et de transports au NRC. Les dossiers de police demeurèrent soumis à des contrôles distincts. On pouvait dire aux chercheurs que la collection centrale contenait le matériau pertinent, puis découvrir plus tard que des signalements plus anciens existaient ailleurs.
Cette fragmentation bureaucratique peut ressembler, de l’extérieur, à une dissimulation, parce que le résultat pratique est le même : un chercheur ne peut pas voir des dossiers qui existent. La cause, toutefois, importe. Une mauvaise communication, une tenue décentralisée des dossiers, des restrictions de vie privée et des pratiques historiques de classement n’ont pas les mêmes implications probatoires qu’un programme organisé conçu pour supprimer des éléments d’un phénomène particulier. L’épisode de 1978 est donc précieux précisément parce qu’il complique les deux récits simplistes. Il montre que les dossiers gouvernementaux canadiens d’UFO étaient réellement difficiles à retracer et que les chercheurs avaient des motifs légitimes de questionner les affirmations d’exhaustivité archivistique. Il montre aussi que la découverte de dossiers jusqu’alors inaccessibles ne produisit pas d’éléments établissant une explication extraordinaire du phénomène.
La collection moderne de LAC, le travail d’historiens tels que Matthew Hayes et l’examen Sky Canada du gouvernement lui-même rendent aujourd’hui cette histoire considérablement plus facile à reconstituer qu’en 1978. Pourtant, la leçon sous-jacente demeure actuelle. Avant de tirer des conclusions d’une base de données gouvernementale sur les UAP, les chercheurs doivent savoir comment les documents y sont entrés, quelles organisations ont contribué, ce qui n’a jamais été transféré et ce qui demeure hors de la collection. En ce sens, la communication de 1978 ne fut pas seulement une note archivistique. Elle fut une démonstration précoce que la qualité de la recherche sur les UAP dépend autant de l’architecture du dossier que des signalements eux-mêmes.
Évaluation des éléments
Les éléments appuient le maintien d’un événement de 1978 dans la chronologie UAPRAD, mais l’événement doit être défini plus précisément que « le Canada communique davantage de dossiers UFO ».
Ce qui paraît s’être produit, c’est que des dossiers liés à Project Second Storey, détenus par l’organisation historique du ministère de la Défense nationale et non pleinement représentés dans la collection du NRC, furent ouverts à la consultation externe en mars 1978, après que le chercheur Arthur Bray les eut retracés.
Bray indiqua ensuite, dans une correspondance conservée dans des dossiers gouvernementaux, qu’il avait trouvé au moins 89 signalements d’UFO qui n’avaient pas été transférés au NRC. La correspondance indique aussi que du matériau lié à la RCMP demeurait alors indisponible.
C’est un élément significatif d’une consolidation archivistique incomplète. Ce n’est pas la preuve que 89 cas extraordinaires d’UFO avaient été cachés.
Le dossier historique plus large appuie l’interprétation administrative. La responsabilité canadienne du signalement d’UFO passa à plusieurs reprises d’un organisme à l’autre. Le fichier central du NRC était principalement une fonction de collecte et de réponse, plutôt qu’un programme d’enquête complet. Les organisations de police et de défense conservèrent le matériau produit sous leurs propres mandats. Des historiens ultérieurs ont trouvé des dossiers dispersés dans plusieurs archives.
L’histoire de la déclassification de 1967/1968 signifie aussi que mars 1978 ne doit pas être décrit comme le moment où Project Second Storey devint pour la première fois non classifié. Il paraît plutôt s’agir du point où des fonds supplémentaires de Second Storey devinrent pratiquement accessibles à un chercheur extérieur après que leur emplacement eut été établi. Cette distinction améliore l’exactitude historique de l’événement. Elle rend aussi l’épisode plus utile. La leçon la plus importante n’est pas simplement que le Canada fut transparent. C’est que l’accès peut révéler des lacunes dans ce qui avait auparavant été traité comme le dossier disponible. D’un point de vue probatoire, cela importe, parce que l’exhaustivité archivistique affecte chaque affirmation statistique ou historique ultérieure tirée de la base de données.
Si des signalements manquent parce qu’ils sont demeurés dans un autre ministère, l’absence de ces signalements d’une collection centrale ne dit rien sur le fait que les événements se soient produits. Inversement, découvrir un ancien dossier ne dit rien par lui-même sur le caractère extraordinaire du phénomène signalé. Le contenu des dossiers retrouvés doit encore être évalué cas par cas. Tel est l’équilibre approprié pour l’événement de 1978 : un véritable jalon de transparence et d’archives, mais non la divulgation d’une conclusion gouvernementale sur l’origine des UFO.
Bibliothèque de sources
Bibliothèque et Archives Canada — Canada's UFOs: The Search for the Unknown
Le principal portail actuel d’archives fédérales. LAC identifie des dossiers provenant du ministère de la Défense nationale, du ministère des Transports, du Conseil national de recherches et de la RCMP, et indique qu’environ 9 500 documents ont été numérisés. C’est le meilleur point de départ actuel pour examiner le dossier gouvernemental historique canadien sur les UFO.
Consulter les archives officielles canadiennes sur les UFO
Bureau du conseiller scientifique en chef du Canada — Management of Public Reporting of Unidentified Aerial Phenomena in Canada, 2025
L’examen historique officiel actuel le plus solide du signalement fédéral canadien des UAP. Il reconstitue Project Magnet, Project Second Storey, le transfert de la responsabilité du signalement au NRC, le travail du NRC jusqu’en 1995 et le transfert ultérieur des dossiers à Bibliothèque et Archives Canada. Il importe aussi parce qu’il identifie une fragmentation persistante dans le système canadien actuel de signalement des UAP.
Lire le rapport final Sky Canada
Correspondance fédérale canadienne sur les UFO — matériau Arthur Bray / RCMP, 1979
Correspondance de dossiers gouvernementaux conservant le récit de Bray sur la localisation de matériau de Project Second Storey hors de la collection du NRC. Bray indique que le DND communiqua les dossiers en mars 1978 et qu’au moins 89 signalements d’UFO trouvés dans ceux-ci n’avaient pas été transférés au NRC. Il consigne aussi des restrictions persistantes concernant des signalements liés à la RCMP. C’est la source contemporaine clé pour définir l’événement de 1978, mais elle consigne le récit de Bray plutôt qu’un communiqué national de communication du DND.
Lire la correspondance gouvernementale canadienne communiquée
Bibliothèque et Archives Canada — dossier de communication ATIP A-2024-05959
Dossier officiel actuel d’accès à l’information contenant des dossiers historiques de Project Second Storey et des dossiers connexes. Le catalogue recense des centaines de pages de documents allant du début des années 1950 à 1969 et montre que le matériau historique canadien sur les UFO continue d’être traité par des mécanismes d’accès modernes.
Consulter le dossier de communication de LAC
University of Colorado — rapport Condon, “UFO Study Programs in Foreign Countries,” 1968
Récit extérieur contemporain fondé sur l’entretien de Roy Craig avec Peter Millman en juin 1968. Il consigne l’histoire et l’objet de Project Second Storey, décrit le transfert du fichier central d’UFO au Conseil national de recherches et indique que le fichier du NRC était déjà ouvert à la consultation publique, sous réserve de la confidentialité des témoins. Particulièrement utile pour montrer pourquoi l’événement de 1978 ne doit pas être décrit comme la première ouverture des dossiers canadiens d’UFO.
Lire la section Canada du rapport Condon
Conseil national de recherches / Bibliothèque et Archives Canada — dossiers Non-Meteoric Sightings de 1978
Les résultats de recherche historiques de LAC montrent que le NRC continua de recevoir et de créer des dossiers d’UFO tout au long de 1978. Les notices comprennent des signalements de CFB Borden, Chilliwack, Athabasca, Calgary, Clarenville et d’autres lieux. Ces dossiers aident à établir que la fonction fédérale de signalement se poursuivit après l’ouverture archivistique de mars.
Parcourir les dossiers UFO de Bibliothèque et Archives Canada
Bibliothèque et Archives Canada — dossiers de Clarenville de 1978
Les résultats archivés de la base du NRC comprennent plusieurs documents associés à Clarenville, Terre-Neuve, en octobre 1978. Utilisés ici comme exemple de la poursuite de la collecte fédérale de signalements d’UFO durant la même année que l’événement d’accès à Second Storey, plutôt que comme éléments concernant l’explication de l’observation elle-même.
Consulter les résultats d’archives de LAC contenant les dossiers de Clarenville
Archives et collections spéciales de l’Université d’Ottawa — fonds Arthur Bray
Instrument de recherche archivistique officiel pour les papiers de Bray. La collection comprend des dossiers dédiés à Project Magnet et à Project Second Storey et fournit la provenance institutionnelle du travail du chercheur le plus étroitement associé à la localisation de dossiers supplémentaires durant les années 1970.
Consulter l’instrument de recherche du fonds Arthur Bray
Matthew Hayes — A History of Canada's UFO Investigation, 1950-1995, Trent University, 2019
Étude historique doctorale fondée sur environ 15 000 pages de documentation gouvernementale canadienne sur les UFO. Hayes caractérise l’enquête fédérale comme passive, fragmentée et répartie entre des organismes qui communiquaient souvent mal. Particulièrement utile pour évaluer si l’écart documentaire de 1978 se comprend mieux dans un schéma bureaucratique plus large que comme un événement autonome de divulgation.
Consulter la notice et le texte intégral de la thèse de Trent University
Matthew Hayes — Search for the Unknown: Canada's UFO Files and the Rise of Conspiracy Theory, McGill-Queen's University Press, 2022
Développement savant publié de la recherche archivistique de Hayes. L’ouvrage examine l’interaction entre la tenue gouvernementale des dossiers, les chercheurs citoyens et la méfiance croissante entourant l’information canadienne sur les UFO. Inclus comme analyse historique plutôt que comme substitut des dossiers gouvernementaux eux-mêmes.
Consulter la notice de publication savante
Catégorie de recherche : Accès aux archives gouvernementales / histoire archivistique
Événement : Dossiers supplémentaires du Project Second Storey ouverts à la consultation externe
Date : mars 1978
Affirmation contemporaine principale : Le chercheur Arthur Bray indiqua avoir trouvé au moins 89 signalements d’UFO absents des fonds centraux du NRC
Qualification importante : Project Second Storey avait déjà été déclassifié à l’occasion du transfert vers le NRC à la fin des années 1960 ; l’événement de 1978 concernait l’accès à des dossiers supplémentaires détenus par le DND, plutôt que la première déclassification du programme
Date de révision : Éléments évalués jusqu’au 26 août 2026
Statut de la recherche : Historique — l’archive fédérale canadienne plus large sur les UFO est désormais nettement plus accessible par Bibliothèque et Archives Canada, bien que son développement démontre qu’aucun dépôt historique unique ne doit automatiquement être présumé complet.