Qui étaient ces témoins

Cette entrée concerne l’équipage aérien de l’US Customs and Border Protection à bord d’un De Havilland Canada Dash 8 opérant près de l’aéroport Rafael Hernández, à Aguadilla, Porto Rico, le 26 avril 2013.

Un capteur infrarouge embarqué a enregistré deux objets ou composantes d’image pendant le vol. Le dossier public contient peu d’informations permettant d’identifier les membres de l’équipage et aucun ensemble complet de déclarations attribuables séparément à chacun.

L’enregistrement constitue donc une source plus solide que la biographie du groupe.

Ce qui peut être attribué à ce groupe de témoins

L’équipage peut être considéré comme participant directement à :

  • l’exploitation de l’aéronef ;
  • l’acquisition et le maintien de la piste infrarouge ;
  • l’observation de l’écran du capteur ;
  • la conservation ou le signalement de l’enregistrement ;
  • la fourniture du contexte opérationnel utilisé ultérieurement par les analystes.

Le dossier public n’identifie pas clairement :

  • quel membre de l’équipage a détecté la cible en premier ;
  • si quelqu’un l’a vue à l’œil nu ;
  • quelle personne commandait le capteur ;
  • si l’équipage pensait qu’un objet s’était scindé en deux ;
  • si un membre de l’équipage a personnellement estimé qu’il était entré dans l’eau ;
  • les mots exacts utilisés pendant l’événement.

Les affirmations de vitesse extraordinaire, de déplacement transmilieu et de réplication proviennent principalement d’analyses vidéo ultérieures. Elles ne doivent pas être attribuées à l’équipage non nommé sans source datée à la première personne.

Comment le récit est entré dans les archives

La vidéo thermique a été réalisée pendant un véritable vol du CBP puis a été diffusée publiquement. Elle est devenue la base d’un rapport détaillé de la Scientific Coalition for UAP Studies, qui a interprété les images comme montrant une vitesse inhabituelle, une entrée dans l’eau et une apparente scission.

AARO a ensuite obtenu ou reconstitué des informations pertinentes concernant la trajectoire de vol, le vent et l’imagerie. Son rapport de résolution du cas, publié le 20 mars 2025, est arrivé à des conclusions sensiblement différentes :

  • forte confiance dans le fait que les objets n’ont manifesté ni performances anormales ni capacité transmilieu ;
  • forte confiance dans le fait que la vidéo montrait deux objets proches plutôt qu’un seul objet se scindant ;
  • confiance modérée dans l’identification des objets comme deux lanternes célestes ;
  • une altitude évaluée à environ 656 pieds ;
  • une vitesse évaluée à environ 8 mph ;
  • une disparition apparente causée par l’occultation par les nuages et l’augmentation de la distance.

La résolution officielle constitue l’analyse gouvernementale la plus récente. Son identification comme lanternes célestes reste assortie d’une confiance modérée plutôt que définitive.

Analyse des éléments

Caractère direct et attribution

L’accès de l’équipage à l’aéronef et au capteur est direct. L’étiquette collective du groupe est imprécise sur le plan probant parce que les rôles individuels ne sont pas publics.

Sans déclarations séparées, nous ne pouvons pas évaluer :

  • la cohérence personnelle ;
  • les différences entre observation visuelle et observation par capteur ;
  • si les opérateurs comprenaient tous les modes du capteur ;
  • si les interprétations ultérieures provenaient de l’équipage ou d’analystes extérieurs ;
  • si l’équipage avait accès aux informations radar ou de la tour.

La page consacrée aux témoins doit éviter de présenter des conclusions techniques comme un témoignage collectif.

L’enregistrement comme élément principal

La vidéo est un artefact instrumental contemporain. Elle est plus solide que la mémoire seule parce que les analystes peuvent examiner :

  • la position dans l’image ;
  • la taille apparente ;
  • la ligne de visée du capteur ;
  • le mouvement de l’aéronef ;
  • l’occultation ;
  • la continuité de la piste ;
  • le contraste thermique.

Elle reste incomplète sans :

  • le fichier natif original et l’ensemble des métadonnées ;
  • les données complètes de navigation de l’aéronef ;
  • la configuration exacte du capteur ;
  • les informations d’étalonnage et de mode de suivi ;
  • les profils de vent ;
  • les données radar brutes ;
  • l’audio de l’équipage ;
  • une distance de cible vérifiée.

L’apparence vidéo seule n’établit pas une trajectoire tridimensionnelle.

Parallaxe et mouvement de la plateforme

L’aéronef a suivi une trajectoire courbe autour de l’aéroport tout en prenant de l’altitude. Une cible immobile ou dérivant lentement peut sembler se déplacer rapidement sur l’arrière-plan lorsqu’elle est observée depuis une plateforme mobile qui tourne.

La distance est la variable critique. Les analystes qui placent l’objet plus loin en déduisent une vitesse plus élevée. Ceux qui le placent plus près et lui permettent de dériver avec le vent obtiennent une vitesse plus faible.

La reconstitution d’AARO utilise les lignes de visée du capteur, la trajectoire de la plateforme et le vent pour placer les objets à proximité et en déplacement lent. Des analyses concurrentes contestent certains aspects de cette géométrie. Le désaccord doit être formulé comme un problème de comparaison de modèles plutôt que comme un affrontement de crédibilité.

Apparente entrée dans l’eau

Dans certaines parties de la vidéo, la cible semble s’approcher de la côte et disparaître contre ou près de l’arrière-plan océanique.

AARO interprète l’atténuation comme une occultation par des nuages combinée à une augmentation de la distance et à une dégradation de la qualité d’image. Son rapport indique que l’aéronef est entré dans une couche de nuages épars et que la distance entre le capteur et les objets a presque triplé.

Des éléments probants d’une entrée physique dans l’eau exigeraient :

  • une position suivie en continu par rapport à la surface de l’eau ;
  • la distance et l’altitude ;
  • une éclaboussure, un sillage ou une interaction thermique observable ;
  • un second capteur ou angle de vue ;
  • une réapparition reliée à la même piste.

Ces conditions ne sont pas démontrées dans les images publiques.

Apparente scission

À un moment, la vidéo semble montrer une image unique devenir deux.

AARO conclut que deux objets s’étaient déplacés à proximité l’un de l’autre et sont devenus résolus séparément lorsque les conditions de vision ont changé. Cette explication est compatible avec un chevauchement d’image et la résolution du capteur.

Une interprétation en termes de réplication ou de division physique exige de montrer qu’un objet continu est devenu deux corps. Le dossier public ne l’établit pas.

Identification comme lanternes célestes

Les lanternes célestes correspondent à plusieurs caractéristiques évaluées :

  • faible vitesse ;
  • dérive dans la direction du vent ;
  • émission thermique ;
  • faible altitude ;
  • deux objets proches ;
  • perte progressive de visibilité.

L’identification n’est pas assortie d’une forte confiance parce qu’aucun lancement, aucune lanterne récupérée ni aucune source directement correspondante n’est documenté. La survie et l’apparence des lanternes dans les conditions locales de vent et d’humidité devraient être testées avec l’ensemble des données.

La conclusion officielle la plus solide est que le mouvement n’était pas anormal. L’identification plus précise de la source reste provisoire.

Analyse concurrente de la SCU

Le rapport de la Scientific Coalition a traité la cible comme un objet plus rapide et interprété certaines parties des images comme une entrée dans l’eau et une scission. Son travail est utile parce qu’il a tenté une reconstitution quantitative et rendu ses hypothèses accessibles à la critique.

Ses conclusions dépendent de la distance, de la piste de l’objet, de la géométrie du capteur et de l’interprétation des changements d’image. La reconstitution ultérieure d’AARO remet en cause ces hypothèses.

La page doit relier les deux analyses et identifier les paramètres responsables de leurs résultats différents.

Interprétations alternatives

Deux lanternes célestes dérivant avec le vent

Points forts

  • Évaluation officielle actuelle.
  • Correspond à la faible vitesse et à la faible altitude évaluées.
  • Produit des cibles infrarouges chaudes.
  • Explique deux objets se déplaçant ensemble.
  • L’occultation par les nuages explique la disparition sans entrée dans l’eau.

Points faibles

  • Aucun lancement ni récupération n’est documenté.
  • L’identification est assortie d’une confiance modérée.
  • Certains comportements de l’image restent visuellement contre-intuitifs sans la reconstitution.

Des ballons ou autres objets aériens légers

Points forts

  • Comportement similaire de dérive et de parallaxe.
  • Peuvent se déplacer par paires.
  • Peuvent être difficiles à identifier thermiquement.

Points faibles

  • La signature thermique et la dérive exacte exigent un candidat précis.
  • Aucune source n’a été reliée à l’événement.

Un aéronef motorisé, un drone ou un oiseau

Points forts

  • L’environnement aéroportuaire fournit du trafic conventionnel.
  • La morphologie infrarouge peut masquer des ailes ou la forme du corps.
  • Une cible biologique ou mécanique en mouvement peut être suivie.

Points faibles

  • La reconstitution d’AARO correspondant au vent favorise une dérive passive.
  • La paire apparente et la faible vitesse évaluée peuvent être moins compatibles avec un vol motorisé.
  • Aucune piste conventionnelle n’a été identifiée.

Un objet véritablement anormal ou transmilieu

Points forts

  • À première vue, la vidéo publique semble montrer un mouvement rapide, une entrée dans l’eau et une scission.
  • Elle a été enregistrée pendant une mission opérationnelle.
  • Une analyse technique concurrente a plaidé en faveur d’un comportement inhabituel.

Points faibles

  • AARO ne constate aucune vitesse anormale.
  • La distance et le mouvement de la plateforme expliquent une grande partie du mouvement apparent.
  • Aucun capteur indépendant ne confirme une entrée dans l’eau.
  • Deux objets proches expliquent l’apparente scission.
  • Aucun témoignage de l’équipage soutenant un comportement transmilieu n’est publiquement attribuable.

Ce qui est établi

  • Un aéronef du CBP a enregistré des images thermiques près d’Aguadilla.
  • L’enregistrement est lié à une plateforme gouvernementale opérationnelle.
  • Les images publiques montrent une ou deux cibles thermiques non résolues.
  • Différentes analyses ont produit des trajectoires sensiblement différentes.
  • AARO évalue les performances comme non anormales avec une forte confiance.
  • AARO évalue les cibles comme deux lanternes célestes avec une confiance modérée.

Ce qui n’est pas établi

  • Quel membre de l’équipage a vu quoi.
  • Une observation à l’œil nu.
  • Une entrée physique dans l’eau.
  • Un objet se scindant en deux.
  • Une vitesse ou accélération extraordinaire.
  • Une source définitivement identifiée comme lanterne céleste.
  • La technologie ou l’origine des cibles.

Éléments manquants ou indisponibles

  • Des déclarations séparées et nominatives des membres de l’équipage.
  • L’intégralité de l’audio de mission et du compte rendu.
  • La vidéo native originale avec toutes les métadonnées.
  • La télémétrie complète de l’aéronef et du capteur.
  • Les données radar brutes et les dossiers du contrôle aérien.
  • Le profil complet des vents locaux et une enquête sur la source de lancement.
  • Une observation optique ou depuis la surface indépendante.

Évaluation globale

Nous évaluons la contribution la plus solide de l’équipage comme la production d’un véritable enregistrement infrarouge opérationnel. Le dossier public des témoins est autrement mince parce que les identités, rôles et déclarations de l’équipage restent largement indisponibles.

La reconstitution d’AARO de 2025 fournit l’explication officielle actuelle la plus développée et réduit fortement l’hypothèse de performances extraordinaires. Son identification précise comme lanternes célestes reste provisoire. La conclusion responsable est celle d’objets aériens non résolus mais aux performances non anormales, les lanternes célestes constituant actuellement le principal candidat identifié.

Confiance par proposition

  • ÉlevéeLa plateforme du CBP a enregistré de véritables cibles thermiques.
  • ÉlevéeLe mouvement apparent est fortement affecté par le déplacement de l’aéronef et la distance.
  • Modérée à élevéeLa vidéo montre deux objets proches plutôt qu’une scission physique.
  • ModéréeLes objets étaient des lanternes célestes.
  • FaibleL’un ou l’autre objet est entré dans l’eau et s’y est déplacé.
  • Très faibleLes images démontrent une technologie extraordinaire ou non humaine.

Sources

Archives officielles, documents contemporains, archives institutionnelles et autres recherches citées. Leur inclusion documente le dossier ; elle ne signifie pas que l’éditeur approuve chaque interprétation rapportée.

Autres entretiens et médias

Entretiens, enregistrements et documents spécifiques pertinents pour ce témoin ou l’événement associé. Ces éléments constituent du contexte et des sources, et non une authentification indépendante de chaque affirmation qu’ils contiennent.

Recherche sur le cas associé

Autres témoins dans le dossier

Ces liens identifient des personnes ou des groupes associés au même cas. Leurs récits doivent être évalués indépendamment avant d’être traités comme une corroboration.

Aucun autre dossier de témoin n’est relié au même dossier d’affaire.